NBA

Chicago Bulls : Un début de saison entre euphorie et temporisation

Les Bulls sont sur leur petit nuage après un bilan parfait de 4 victoires. Cela n’est plus arrivé depuis quelques temps. Mais attention à la retombée qui pourrait s’avérer problématique .

Le taureau semble de retour dans l’arène. 4-0 d’entrée, on croit rêver. Ce n’est pas Michael Jordan, Scottie Pippen, ou Dennis Rodman aux commandes… mais bien Zach Lavine, DeMar DeRozan, Nikola Vucevic, Alex Caruso et Lonzo Ball. Ces cinq là, bien que quatre viennent tout juste de débarquer dans l’Illinois, s’affirment pour replacer la franchise sur le devant de la scène. Quelle était loin cette folie que les supporters redécouvrent en si peu de temps. La période des trades a été bénéfique, certes, et ça se voit. Pourtant, faut-il calmer nos ardeurs, et attendre que les Bulls tombent (enfin) sur un os ? Deux victoires face aux Pistons en manque de repères (88-94; 97-82), une autre contre les Pelicans sans leur Zion Williamson (128-112), et enfin un succès à Toronto (108-111) presque à l’arraché. Une défense plutôt appliquée, des transitions de plus en plus assurées, et un potentiel de points gigantesque : on en redemande (encore).

De belles similitudes

En tête du de la conférence Est, seul invaincu avec Golden State, et Utah, Chicago rêve déjà figurer parmi les grands. Il est vrai que lorsque l’on voit DeRozan, Ball et Caruso s’amuser à mettre des paniers stratosphériques, on s’en mord les doigts. On pense directement à la période dorée de MJ. Mais, cette coïncidence n’y est pas pour rien. Les Bulls n’ont pas connus un tel début de saison depuis 1996-1997, et le sacre face à Utah pour soulever le trophée O’Brien. Bon, ça va être compliqué de tenir jusqu’à 12-1, quoique ? Ce roster, si fringant, aurait-il des idées derrière la tête ? Zach LaVine, lui, qui s’est affirmé comme être le leader de sa team en interview du premier après match, a dépassé le record de tirs à trois points de… Michael Jordan, avec 558 réalisations contre 555. Comme quoi, les étoiles ne seraient-elles pas entrain de s’aligner ?

Ne pas tomber de haut

On les connaît ces franchises, qui, de leurs premiers matches victorieux, s’enflamment, et tombent de haut. Cleveland, l’année dernière, en est le meilleur exemple. 3 victoires, en 3 matches. Une belle entente sur, et en dehors du terrain, un Andre Drummond en mode patron… tout allait bien. Et là, le discours s’inverse. Deux défaites, par ci, par là. L’équilibre se fait jusqu’à voir le bilan de défaites prendre le dessus. Non, il ne faut pas tomber dans le panneau. Billy Donovan, ancien coach d’Oklahoma, a l’habitude de tenir son groupe, et d’empêcher ce genre de scénario. Lui qui commence si bien ses saisons, comme en 2016-2017, où il réalise un 4-0 d’entrée avec l’Oklahoma City de Russell Westbrook et Steven Adams, ne compte pas s’arrêter si tôt. Il atteindra les Playoffs classé à la 6e position de la conférence Ouest, et un premier tour perdu face aux Rockets d’un certain James Harden. Si Chicago réussit un tel coup cette année, on pourra parler de renouveau. Mais avant cela, il faudra faire preuve de régularité.

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