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Monaco, une saison dans le grand bain

Longtemps éloigné des sommets, le Rocher compte bien faire partie du paysage français et européen de ces prochaines années. Positionnée sur tous les fronts, pour une saison qui s’annonce pleine de surprises, la Roca Team fonce à grandes enjambées.

Qui l’eut cru, qui aurait soupçonné une (r)évolution pareille en aussi peu de temps. Vainqueur de l’EuroCup, auteure d’une saison en Jeep Élite pleine de promesses… Monaco a encore vu grand cet été avant de s’attaquer à la BetClic Elite et à l’Euroligue. 

On le sait… Monaco est en quête de gloire, telle à l’image de son ancien protégé Kylian Mbappé, voulant à tout prix gravir les échelons, à toute vitesse. Ici, c’est la même histoire. De son propre gré, et sans aucun revenu publicitaire, TV… son budget a quasiment doublé en passant de 7,5 millions, à 14 millions d’euros. Un record dans l’histoire du championnat de France. À l’image d’un nouveau chapitre, le petit bout de territoire veut s’adjuger les grands rôles. Déjà en championnat, où il faudra impressionner, puis en Euroligue, où le souhait de faire bonne figuration s’imposera. À seulement quelques heures de son premier choc de la saison face au Panathinaïkos dans la compétition phare européenne, tous trépignent d’impatience à l’idée de voir le tout nouveau lancé dans le grand bain.

Un recrutement XXL

Pour faire simple, Monaco a frappé (très) fort sur le marché. Tout d’abord, avec la venue du meneur de jeu Mike James (1,85m, 31 ans), meilleur marqueur de l’Euroligue en 2019 avec Milan, ainsi que sur le podium des meilleurs scoreurs depuis trois ans… le Prince, c’est bien bien lui. Avec un salaire autour de 1,3 millions d’euros, selon certaines sources de L’Équipe, il exploserait à lui seul, en multipliant par deux, le plus gros salaire du championnat de France. 

 Et on n’oublie pas, derrière l’ancienne star des Brooklyn Nets  les autres soldats arrivés durant l’été. Léo Westermann, Jerry Boutsiele, Yakuba Ouattara, trois internationaux tricolores au grand talent. Une raquette bien fournie avec l’arrivée de Donatas Motiejunas, pivot lituanien au passé américain. Ainsi que les venues de Will Thomas et Brock Motum, intérieurs fiables, qui tenteront de faire oublier le départ de Mathias Lessort, poussé Tel Aviv, et d’Adbdoulaye Ndoye, en direction de BCM Gravelines-Dunkerque.

Enfin, les puristes de la toute nouvelle BetClic Elite se verront comblés par les signatures de Paris Lee, meilleur passeur du championnat sous les couleurs orléanaises, et du meilleur marqueur Danilo Andjusic (20 points de moyenne), ancien de la JL Bourg. Oui, c’est du très gros !

La salle Gaston-Médecin, une issue victorieuse 

L’issue de la saga de la salle Gaston-Médecin est enfin connue. Après de nombreux échanges entre les dirigeants monégasques et la ligue européenne pour les conformités prônées pour accueillir le public, TOUT semble réglé. Des travaux « en veux tu, en voilà » ont été réalisés tout l’été pour permettre à l’entre monégasque de briller de milles feux en Euroligue. Près de 3 millions d’euros ont été investis pour rénover les vestiaires, remettre l’éclairage « à niveau », augmenter les surfaces d’hospitalité des partenaires, ainsi que de passer le nombre de sièges de 3 100 à 4 000 personnes. Ça s’est joué de peu, mais c’est le résultat qui compte lorsque l’on savait que l’aileron des Sharks d’Antibes lorgnait le littoral monégasque et se proposait pour accueillir ces grands matches à l’Azur Arena. 

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