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Preview N°7 : Brooklyn aux poigNets d’argent

Les Nets de Brooklyn sortent d’une saison régulière convaincante, et s’apprêtent à entamer les playoffs. Favori absolu à la succession des Lakers, ne pas décrocher le titre serait synonyme d’échec pour la bande à Kevin Durant… surtout après avoir sorti de nombreuses fois le carnet de chèques.

Pour être honnête, c’est une Dream team. Pour être un Nets, c’est une merveilleuse opportunité pour soulever le trophée Larry O’Brien, et ce dès cette année. Lorsque vous observez le cinq majeur, vous êtes tout de suite pris par l’émotion. Que cela soit une petite larme, ou même le souffle coupé. Deuxièmes de la conférence Est, doté d’un bilan de (48-24) à une petite unité des Sixers de Philadelphie, Brooklyn a assuré son statut de prétendant au titre durant la saison régulière. Kyrie Irving, Kevin Durant, James Harden ou encore l’heureux Blake Griffin, tous ont un objectif commun : gagner avec l’un des rosters les plus insolents de l’histoire de la NBA. Mais ce n’était pas gagné malgré une saison régulière maitrisée de bout en bout. Menés par un KD revenu à un niveau impressionnant et qui enfile le statut de franchise player, ses partenaires suivent parfaitement le pas au détriment de quelques faits qui viennent contrecarrer les plans. 

L’absence prolongée et interrogative de Kyrie Irving qui avait sûrement besoin de vacances a fait jaser dans les quartiers Ouest de new-yorkais. Ou bien la venue de Blake Griffin qui côtoyait les abysses aux Pistons. Sans oublier l’incroyable imbroglio autour de James Harden, et sa venue forcée des Rockets dont Jarret Allen en a fait les frais… Tous ces nombreux événements ont redistribué les cartes d’un cinq majeur revu à la hausse.

Il n’est pas étonnant de les voir aussi rayonnants. Certains fans ont même fait savoir sur les réseaux sociaux leur mécontentement vis à vis de cet effectif si doré. Cette manie à vouloir réunir gloires, et stars de la planète basket s’est révélée comme un tremblement de terre. Le moment où the Beard débarque vers Big Apple en est révélateur : c’est clair, net et précis… ils ne feront pas de figuration. Passé du néant à vainqueur plausible en deux ans, Brooklyn endosse le rôle de l’ogre du championnat… à condition que ses joueurs restent humbles et ne se voient pas trop beaux, trop tôt.

Nets-Clippers : un All Star Game réuni

Peu de temps après l’arrivé de Jay H, il fallait bien une victoire de prestige, face à un adversaire du même rang. Le 3 février, la cible était évidente : les Clippers de Los Angeles. Face aux débuts tonitruants des hommes de Tyronn Lue, il fallait en imposer davantage et sévir un grand coup.  Kawhi Leonard, Chris Paul, Nicolas Batum, l’affiche aussi bien croustillante qu’alléchante serait tout comme une affiche de NBA Finals. Des prestations individuelles remarquables, des premiers systèmes mis en oeuvre : tout était à observer. Les soldats de Steve Nash ont utilisé les espaces de Los Angeles pour signer leur premier succès. Une intensité révélatrice, un état d’esprit qui doit se faire valoir en playoffs. À peine débarqué de Houston, l’homme à la barbe claque un triple double retentissant : 23 points, 14 passes et 13 rebonds. Irving en inscrit 39 tandis que Durant 28, tous deux proches du double double. Le collectif est sans doute né à partir de cet instant.

James Harden déjà conquérant

Il n’a guère changé depuis les Rockets, mise à part au niveau du poids. Vous rappeliez vous du moment où celui-ci rentre aux vestiaires des Rockets, doté le maillot d’entraînement bleu ciel qui révélait ses formes bien rondes ? Il a sûrement fondu depuis, et cela se remarque très clairement sur ses lignes de statistiques. 24,6 points de moyenne, pour 10,9 passes distribuées, sans oublier 8,5 rebonds… le tout en 36 rencontres distribuées. Oui, James Harden est de retour au bon moment. Arrivé sur la pointe des pieds pour ne pas éclipser son ami Kevin Durant, il impose tout de même son importance qui se révèle déjà décisive. Un presque triple double en à peine 36 rencontres qui illustre toute la panoplie du joueur. Déjà concerné, il est devenu l’un des tirants de la franchise en seulement quelques mois. Pas rare est-il de le voir lever la voix lorsque les siens deviennent trop laxistes.

Quelles espérances pour les playoffs ?

Il ne faut pas chercher midi à quatorze heure ou bien tourner autour du pot. Cela serait mentir que de ne pas viser le titre, et ce dès cette année. Voir des joueurs d’une aussi grande classe à tous les endroits du parquets crispe sans aucun doute les adversaires. Les Celtics de Boston, classés septièmes vont goûter à l’expérience d’une équipe fondée sur les matches à enjeux. Des bagues, des distinctions personnelles et bien d’autres encore… Brooklyn a tout pour aller loin, et devra maîtriser ses adversaires pour ne pas flancher. Reste à savoir si une osmose collective fera partie du voyage. Si c’est le cas, ils amèneront au club le premier titre de son histoire.

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