NBA

Review N°4 : Phoenix a su renaître de ses cendres

51 victoires pour 21 défaites : un bilan impressionnant voire surréaliste qui talonne celui du Utah Jazz : leader de la conférence Ouest. Des systèmes parfaitement huilés, des joueurs concernés, sans oublier des diamants bruts… Les Suns ont flambé en cette saison régulière.

Mais qui aurait pensé mettre une pièce sur les Suns deuxièmes de la conférence Ouest ? Et bien, celui qui a senti cette boule de feu accélérer a vu juste et devrait y remédier en allant jouer au Loto. La saison régulière est digne des plus belles qu’a connu la franchise.

La saison a commencé en fanfare face aux Mavericks de Dallas, candidats sérieux aux finales de conférence. Après avoir réussi une bulle de haute volée, Devin Booker veut à tout prix démontrer qu’il peut être la star de la franchise d’Arizona. À l’intérieur comme au delà de la ligne à trois points, il s’affirme et  montre toute l’étendue de sa progression avec un physique plus prononcé. Le duel Doncic-Booker est remporté par l’Américain qui lance parfaitement les siens dans une saison inédite. 

Malgré une défaite au deuxième match face à un Sacramento fraichement débarqué, ils parviennent à enchaîner quatre matches de qualité face aux Kings en back to back, des Pelicans revanchards, des Nuggets vigoureux et le Jazz. Mais la team de Monty Williams connait quelques trous d’air après quatre rencontres victorieuses consécutives, et concède sa seule impasse de trois défaites consécutives. 

Après quelques petits déboires, la troupe d’un Chris Paul entreprenant enchaîne de belles séries. Une série de six victoires début février avec notamment des Bucks et des Sixers qui ont subis la foudre. Une autre de cinq à la fin où Warriors et Lakers ont goûté à la sauce pimentée, le tout durant le même mois. Mais encore, début avril : avec sept succès colossaux au moment où Utah semblait avoir compris la musique. Une progression constante qui a de quoi faire jalouser les autres franchises, et qui épatera toujours tant que le soleil reste au zénith. 

Phoenix-Utah : l’acte de guerre est signé

Début mai, Jazz et Suns se disputent les premières places de la conférence Ouest. L’occasion de montrer, non pas qui est le plus fort, mais qui a le pouvoir d’impressionner l’autre. Au Talking Stick Resort Arena, les hommes en orange montrent leur domination avec un début de rencontre tonitruant. Avec un +13 démonstratif, les soleils déroulent leur jeu. Alley oops, exploits personnels et conclusions parfaites, tout est mise en oeuvre pour que les hommes de Salt Lake City aient des acouphènes. Rudy Gobert en a eu à se faire puisqu’il goûta à la performance XXL de Devin Booker qui l’a d’ailleurs emmené faire un petit tour après un step side rondement exécuté. Il signe 31 points par la même occasion. 

Tandis que celui-ci rayonne, Chris Paul est étincelant. (12 points, 9 passes). À la passe, aux crossovers, il a fait ce qu’on lui demande. Un jeu propre qui rend ses partenaires meilleurs comme Mikal Bridges (18 points) ou bien Deandre Ayton (11 points, 9 passes) qui profitent des caviars déposés près du cercle pour écraser les leaders de la conférence Ouest. (121-100)

Booker-Paul : la doublette qui ne fait qu’un 

« DBook » indissociable de CP3, et vis versa… La hype de la venue de Chris Paul aux Suns mi novembre dernier s’est concrétisée non pas sur les réseaux sociaux, mais bien sur les parquets d’Outre Atlantique. Les deux commencent à se connaître, créent des affinités et se trouvent les yeux fermés. Les deux savent se rendre invisibles pour frapper fort. La force tranquille apporte à la jeunesse un cadre, des repères, et une faculté à plus se lâcher. Sur certains points, le gamin  de Grand Rapids se la joue comme son mentor à vouloir venir jouer les grands rôles dans la peinture. Au contraire, la fougue apporte au vieux roublard une seconde jeunesse. Il se permet quelques fulgurances qu’il ne faisait plus à Oklahoma comme des sprints balle en main, et une mobilité des jambes plus rapide. Mais ce qu’il réalisent à eux deux relève avant tout de la notion de respect. Jamais l’un sans l’autre. Pas un mot de travers en interview d’après match. Que des louanges l’un envers l’autre. Comme quoi, le respect paye, et emmène une franchise là où tout est possible.

Pour rappel : Chris Paul culmine à 16,4 points, 8,9 passes, et 4,5 rebonds de moyenne sur 70 matches. Devin Booker, lui, est à 25,6 points, 4,3 passes et 4,2 rebonds en 69 rencontres. 

Ne pas tout gâcher en playoffs

Ça y est : Ils vont enfin regoûter aux playoffs après 11 ans d’abstention et leur élimination en finale de conférence face aux Lakers (4-2) lors de la 2009-2010. L’époque où Steve Nash et Amare Stoudemire étaient présent semble révolue. Les joueurs d’aujourd’hui ont un petit tour dans la bulle, et ont envoyés chez eux malgré un beau sprint final. Mais le groupe a eu à coeur de revenir pour non pas toucher du doigt, mais vivre ces matches à enjeux. Ils tomberont face au vainqueur de la confrontation Warriors-Lakers qui ont évité le pire pour finalement tomber en repêchage. Ça sera du lourd face à des habitués du scénario. Même si tous ne connaissent pas ce défi comme Devin Booker ou Mikal Bridges, les fans de Phoenix pourront compter sur un Chris Paul qui disputera sa treizième session de matchs éliminatoires. Il ne faudra pas sourciller, et concrétiser sur les bases de la saison régulière. Si le groupe ne joue pas individuellement, les Suns réaliseront des miracles. La finale de conférence serait un bien beau scénario… reste encore à passer le 1er tour et ne pas trébucher face à l’enjeu colossal.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *