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Review N°2 : Portland, les playoffs… une habitude

Grand habitué des playoffs, Portland célèbre la huitième qualification consécutive en phases finales. Prouesse, une saison très agitée du côté de l’Oregon, marqué par un homme, l’immuable Damian Lillard qui a de multiples fois sauvé les siens. Un effectif rarement au complet qui a su renverser la tendance après un mois d’avril très compliqué et un finish de grande classe.

Une saison rythmée par le covid, a bouleversé l’ensemble des franchises. Les Blazers abordent cette nouvelle année avec de grandes d’ambitions. Plutôt habitués au podium de la Conférence Ouest ces dernières années, les Blazers ont vécu une saison difficile, comme l’an dernier. Une infirmerie pleine, comme l’an dernier. Un Damian Lillard à son prime, comme l’an dernier. Lors de la draft, les Blazers ont préféré laisser partir Isaiah Stewart à Detroit (via Houston) pour obtenir Robert Covington.  C.J. Elleby sera le seul rookie de l’effectif à la rentrée. Le pick 46 a l’air d’être une bonne pioche. Polyvalent, adroit et capable de défendre et en plus sous les ailes de Lillard ou encore Carmelo, quoi de mieux pour débuter.

Sur le point de vue des performances tout au long de la saison, les 6eme de l’Est sont la copie conforme de Miami, pas étonnant qu’il ait la même position (6eme chacun). Le 24 décembre, Portland démarre. Une défaite cuisante, submergé en défense en concédant de nombreux trois points, la défense du Jazz elle, bien huilée vient à bout des Blazers en ne concédant aucun point de Lillard en première mi-temps. 120-100, match compliqué. Début de saison correct, les hommes de Terry Stotts vont vivre un mois de janvier plutôt bon. Bien que privés de cinq joueurs pour cause de blessures dont CJ McCollum et Nurkic, les Blazers ont fait front. Confirmation en février avec deux victoires face aux Sixers, une face à Dallas tout roule. On pourrait penser qu’avancer en boitant est compliqué, mais pours les Blazers c’est bien l’inverse. Malgré des blessures de longue durée, l’équipe est plus que bonne, malgré quelques trous d’air normaux. Enes Kanter et Covington s’intègrent très bien et performent.

Le calme avant la tempête, quoique, pas si calme. Le retour de C.J. McCollum absent pendant deux mois, Jusuf Nurkic pendant dix semaines début avril devait être une bonne nouvelle. Loin de là, leur retour est compliqué, une mise en route qui coute à Portland, d’autant plus que Lillard, lui, a dû être absent 3 matchs suite à une gène aux ischios jambiers. Jouant avec cette gène, il a dit lui-même ne pas jouer assez bon. Toujours à un fil de la victoire, mais toujours dans la défaite, les matchs serrés ne basculent plus en faveur de Portland alors que c’était une spécialité caractérisée par le Dame Time. Un mois d’avril catastrophique ou sur cette période Portland passe d’un bilan de 27 victoires et 18 défaites à 32 victoires et 28 défaites, le play-in menace, pourtant on attendait beaucoup de cette équipe.

Il faudra attendre un déclic, après la double confrontation perdue face à Memphis, les pendules devaient être mises à l’heure. Après cette désillusion, méconnaissable les Blazers entament une série fantastique de 10 victoires pour 2 défaites, ils finissent bon 6eme après une saison mouvementée. et retrouveront Denver en playoffs.

Portland-Memphis comme détonateur

Sans aucun doute, après une grande période de doute, Portland qui avait perdu une double confrontation face à Memphis fin avril, réaffrontait la franchise concurrente à l’époque quelques jours après. Forcement il fallait gagner et ce match a été le fer de lance d’une formidable série en fin de saison. Copie propre du début à la fin, comme un symbole, c’est le collectif qui gagne, 5 joueurs à plus de 15 points, 23 passes décisives, Norman Powell (24pts) excellent en pénétrations, McCollum (26pts) artisan de la grosse première période des Blazers, bref le match qui a fait basculer la fin de saison.

Le joueur clé : Damian Lillard bien évidemment

Le joueur clé ne peut être autre que Damian Lillard cette année. Longtemps livré à lui-même suite aux nombreuses blessures dans l’effectif, c’est lui qui a maintenu la cap de son équipe. 29 points de moyenne, 4 rebonds et 7 passes, il est sur sa deuxième meilleure saison en carrière, 8eme saison consécutive à plus de 20 points, 6eme à plus de 25 points. Constant, clutch, sauveur bref pas besoin d’énumérer ses capacités pour illustrer son talent. Cependant, un autre joueur peut attirer l’attention. Arrivé en provenance de Boston, Enes Kanter qui devait être le doublon de Nurkic, a finalement dû prendre son rôle de pivot durant 10 semaines. Une moyenne de 11 points, 11 rebonds et 1 passe de moyenne, il revient à ses standards d’il y a quelques années notamment avec cette même équipe, et a été l’élément-clé de l’intérieur cette saison. Il montre que l’on peut toujours compter sur lui et être un excellent joueur en sortie de banc.

Quelles ambitions ?

Comme un souvenir de 2019, Portland affrontera Denver, à l’époque une série incroyable en sept matchs gagnés par les Blazers avec le match trois qui s’est fini sur une quadruple prolongation. Les équipes n’ont pas trop changé et les ambitions non plus, une série qui s’annonce très indécise. L’objectif est clair pour la clique à Damian, les finales de conférence. Passer face à Denver s’annonce pas impossible, notamment en vue de la forme du moment et l’absence de Jamal Murray à Denver qui redistribue les cartes. Eviter le play-in permet de reprendre un nouveau souffle et soigner les petits bobos. L’équipe actuelle qui sur le papier est très forte peut très certainement éliminer les Nuggets et ensuite performer face à Utah, ou un candidat du play-in. La finale de conférence est abordable, leur partie du tableau est abordable. Et si nous retrouvions les Blazers en …

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