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Review N°1 : Welcome to Miami !

Bienvenue dans la série qui anime votre avant playoffs. Une saison régulière atypique et mouvementée, 2021 bizarre, la preuve, les Knicks sont en playoffs. Miami, quoi de mieux que la ville multiculturelle pour commencer, sous le soleil de South Beach, le Heat a traversé des hauts et des bas, l’essentiel est là, une deuxième qualification en playoffs, après les finals de 2020. Retour en long et en large sur la saison de la clique à Jimmy Butler.

le Flashback : la Houle sur Miami.

La saison du Heat commence lors de la draft 2020. À l’aube de cette nouvelle saison rythmée par le Corona-virus, le choix se porte sur Precious Achiuwa, un besoin fondamental pour Miami qui manque d’intérieur pour accompagner le prodige Bam Adebayo, polyvalent, il a cependant appris la patience sur le banc du Heat.

Un premier match qui se distingue par une première défaite face à Orlando, des pertes de balles à gogo, prémices d’un des problèmes du Heat cette saison. S’ensuit une série d’irrégularités, les absences récurrentes de Jimmy Butler blessé durant le fameux match face à Orlando, Dragic qui souffrait d’une entorse et d’autres « injury report » à tour de rôle, Miami n’a que trop peu joué avec l’effectif complet avant mars, notamment suite à l’épisode Covid qui a dispensé une bonne partie de l’effectif tout le mois de janvier. Evidemment pendant ce temps-là, les résultats sont négatifs, sur la période du 10 janvier au 31 : 9 défaites pour 4 victoires, explicite.

Arrivé à mars, enfin l’effectif commence à revenir, un mois qui démarrera bien, 6 victoires consécutives malgré quelques normaux bémols : la réussite aux shoots notamment. Le calme avant la tempête. Comme évoqué une saison houleuse, chaque mois a eu sa crise, 6 défaites consécutives avec encore des pépins physiques qui privent l’effectif de la création d’une alchimie pour cette saison. Oladipo rejoint le navire afin de l’aider à éviter de tanguer, il jouera seulement 4 matchs. Il faut donc se relever une nouvelle fois et les séries de victoires comme de défaites se suivent.

Un déclic, le coup de gueule de Jimmy Butler après la défaite face à Minnesota le 15 avril. Un grand coup de canon tiré à l’encontre de ses coéquipiers et notamment Bam Adebayo, il en suffira de peu car après, un Heat transcendé vient à bout des Nets et comme un symbole un excellent Adebayo . Depuis, les absences rarissimes correspondent avec réussite. 11 victoires pour 4 défaites et une magnifique démonstration face aux Sixers avant de clôturer la saison, fait de Miami l’équipe que personne ne souhaite jouer.

Le match référence

Une équipe qui a eu besoin d’un bon coup de pied dans les fesses, le match référence est évidemment celui face aux Brooklyn Nets le 18 avril (109-107). Une victoire au buzzer beaters grâce à Adebayo et ses 21 points / 15 rebonds et 5 passes, permet la création d’une dynamique positive et d’un regain de confiance qui fait trembler les gros poissons de l’Est. Un match complet maitrisé de bout en bout, en ne concédant aucun quart temps, tout le monde a contribué à ce succès, ce, sans Jimmy Butler. Le symbole de la prise de conscience de la situation, car depuis Miami a dépassé Boston, maintenant 5ème, le play-in semble un lointain souvenir.

Le joueur clé de la saison

Evidemment le choix le plus logique se porterait vers Jimmy Butler, véritable leader que ce soit moralement ou par ses performances, sans lui que serait Miami ? Lui qui a justement su remettre l’équipe en place en fustigeant le jeu du Heat. 21 points de moyenne, 7 rebonds et 7 passes, il réalise la meilleure saison de sa carrière. Cependant un autre joueur a été clé et mérite ce titre. Kendrick Nunn, le meneur souvent critiqué par son irrégularité en début de saison, il a certainement été le joueur qui a le plus progressé dans l’effectif cette année. Le jeune joueur de 25 ans a dû prendre des responsabilités, notamment en étant le leader de prédilection en tant que meneur en l’absence de Dragic. Un rôle pas facile lorsque l’on analyse l’impact du serbe. Malgré des déchets et une difficulté à trois points qui agace, il a su tirer son épingle du jeu en proposant de belles performances et impactant les résultats du Heat, des matchs à plus de 20 points qui sont de plus en plus fréquents, son gain de confiance progressif l’a décomplexé. 15 points de moyenne, 3 rebonds et 2.5 passes, il confirme sa bonne saison passée en se conformant à cette dernière, ce en étant plus clutch. Il est l’un des joueurs clé du Heat

Quelles éventualités en playoffs ?

Alors même qualifiés, les hommes d’Erik Spoelstra affronteront les Bucks en 1er tour de playoffs. Une confrontation qui rappelle de bons souvenirs du côté du Heat, eux qui les avaient éliminés en second tour l’an dernier (4-1). Revanchards, les Bucks ont un effectif qui a changé et bonifié. Les Floridiens, finaliste sortant peuvent difficilement faire mieux, mais l’objectif est clair : la finale de conférence. Eliminer les Bucks viendrait donner un élan de confiance à une équipe qui en fait son principal carburant. Il faudrait ensuite se défaire soit des Nets ou alors leur adversaire (Boston vs Washington). Un parcours du combattant, mais le Heat c’est le genre d’équipe qui est la meilleure lorsqu’elle est au pied du mur. Un cinq homogène entre fougue et maturité, des rouages bien entretenus qui ont l’expérience de l’an dernier, avec en fer de lance l’implacable Jimmy Butler. Cette équipe a tout pour jouer les troubles fêtes. Les Bucks n’ont qu’à bien se tenir, la série s’annonce longue et houleuse. Une chose est certaine, avec un Jimmy Butler comme lors des dernières playoffs, rien ne fera peur au Heat.

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