Ligue Féminine de Basket

« Mirobolandes » : Les filles de Basket Landes souveraines de France

Le couronnement de Basket Landes obtenu hier soir face au BLMA (72-64) est devenu en l’espace de quarante minutes un exploit incontournable du basket français féminin. Entre larmes et exultation collective, la récompense en est encore plus éclatante.

« C’est notre dernière page, c’est la fin de notre histoire » lance Julie Barennes à quelques secondes du match le plus important d’une vie pour certaines. Le discours est poignant, et volonté est encore plus. Du bout de son doigt, elle sermonne les siennes, ses battantes qui savent l’objectif tant attendu face à l’adversaire sournois qu’est Lattes-Montpellier. Le trophée en or les guette, mais elles non car cela peut s’avérer fatal, et les priveraient selon certaines croyances du graal. Mais à priori, le regard a été évité. Fort heureusement pour Basket Landes qui aura vécu la plus belle soirée de sa vie. La fin d’une histoire ? Cela en a tout l’air d’un commencement. Une dernière page ? Une autre s’est écrite. Oui, l’ancienne du club a su utiliser les bons mots pour finir en beauté l’épopée, et de ne pas les voir trop confiantes (trop tôt). Le BL a été sublime… elles ont été bien belles.

Des filles à couper le souffle

De la cohérence tactique, un défi physique relevé. Cet un état d’esprit qui a su renverser des montagnes, et séparées des mers. Les Landes ont bel et bien gardé leurs traditions. Il était un temps où les bergers surveillaient les troupeaux à l’aide d' »escasses« , les échasses aujourd’hui. La coutume s’est répétée hier soir. Valériane Vukosavljevic les a empruntées ces grands bouts de bois en effleurant un double double (16 points, 9 rebonds, 2 passes) et récolte tout de même un 22 d’évaluation. Mais encore Marie-Ève Paget qui a été étincelante une fois de plus et qui oublia les enjeux du match pour réussir un très beau 10 points, 4 rebonds et 2 passes. Ou bien Miranda Ayim qui aura su rayonner derrière la ligne à trois points (3/5 à 3 points, 11 points 2 rebonds). Et que dire de la splendide Céline Dumerc qui aura donné son coeur sur le parquet de Bourges. Cap’s a su maîtriser son adversaire comme elle sait si bien l’exécuter depuis des années. « Incroyable ce que c’est lourd » a t-elle balancé en conférence de presse auprès de son tout nouveau trophée. Pas tant étranger à sa mémoire puisqu’il s’agit de son septième de la sorte. Mais ses larmes ne s’inventent pas, et continuent tout de même à couler. Le bonheur, la fatigue reflètent un exploit accompli qui s’est travaillé au fil du temps. Ces étreintes pleines de soulagement sonnent comme le gong d’une aventure riche en émotion ou autres rebondissements. Cet accomplissement, elles le dédient à leurs 1300 abonnés qui les suivent depuis toujours, et qui vibrent sur leur canapé un soir de samedi 15 mai 2021. Cette scène de joie des plus symboliques montre l’abnégation d’une équipe bien plus qu’extraordinaire. Un petit tour et puis reviendront, sans oublier de caresser de la paume de leur main une place en Euroligue amplement méritée. Car Basket Landes, ne serait-il pas devenu en si peu de temps le pays du basket ?

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