Ligue Féminine de Basket

Une finale pour l’éternité entre Lattes-Montpellier et le Basket Landes

À quelques heures de la finale de la LFB, Lattes-Montpellier et le Basket Landes se préparent à en découdre. Malgré une salle à huis-clos, le feu sera bien présent à Bourges, et un tout nouveau champion sera sacré après l’ASVEL en 2019.

Il y a des jours au printemps, où l’on aperçoit fleurs et autres plantes bourgeonner. C’est bien ce soir à Bourges que sera bienheureuse la plus forte, la plus solide et épatante. Lattes-Montpellier, ou le Basket Landes se verraient bien finir en beauté pour offrir à leurs fans un bouquet final d’une saison pas comme les autres. Car une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne. Et encore plus quand l’on réalise l’impossible face à l’ASVEL, lorsque votre arrière Ana Suarez en inscrit 18, ou que Katherine fait Plouffe en mettant un double double (15 points et 11 rebonds). Vous pouvez croire en tout lorsque vous êtes du Sud Ouest.

Mais encore au moment délicat d’une saison où vous réussissez à latter les filles de Bourges (73-74) dans un suspens intenable… et qu’une Américaine au nom de Myisha Hines-Allen plante 30 points et 11 rebonds. Si votre coeur bat le sud, vous ne pouvez qu’aller lui dire merci, et de lui demander de réitérer face à la team d’une certaine Céline Dumerc qui ne se cacherait pas d’accomplir la passe de sept après 2006, 2008, 2009, 2012, 2013 et 2015 avec Bourges. Oui, cette salle peut lui rappeler bien des souvenirs si elle soulève son précieux trophée dans le ciel du Prado.

Montpellier garde le cap

Après avoir gagné la Coupe de France face aux Flammes de Carolo fin avril, le grand frère Thibaud Petit, coach des Gazelles, verrait d’un bon oeil la possible victoire en finale de la Ligue féminine. «  Je suis très fier de mon équipe. On voulait être dans le match au moment du money time, avoir le ballon de la gagne et on l’a eu. Félicitations à ce groupe qui est resté soudé toute la saison. Maintenant, il faut aller chercher le titre » lance t-il après la grande prestation des siennes en demi-finale. La marque de fabrique de cette équipe, c’est bien son abnégation comme le contre de Julie Allemand en fin de match sur Kristen Mann en fin de match. Le BLMA va disputer sa huitième finale depuis 2007, et ne peut rougir de son grand palmarès. Hargneuse, déterminée, l’équipe montpelliéraine ne s’avoue pas pour autant favorite. De nombreux épisodes de tension apparaissent en vain au sein du club comme la mise à l’écart soudaine de Edwige Lawson-Wade, directrice sportive depuis 2018… Mais encore la situation incertaine de Thibaut Petit qui devrait faire ses valises d’ici peu malgré une dernière sur son contrat, et un possible doublé. Hélas, la fleur a du mal à s’entretenir avec notamment de nombreux problèmes économiques qui crispent les dirigeants. La rose voudra piquer ce soir, pour respirer (une fois de plus) et briller davantage. Peut être pour la troisième fois du club, après 2014 et 2016. Qui sait…

« La La Land » dans les Landes

Ce n’est pas Los Angeles, mais on y est presque. Des talents à foison comme Marie-Ève Paget et Lidija Turčinović, et une cohésion de groupe qui fait des merveilles depuis le début de la saison. Une équipe fraichement nouvelle qui tentera de briller pour la première finale de son histoire. Mais elle ne part pas seule, loin de là. Caps’, la grande Céline Dumerc sera la taulière de cet événement si important. « À nous de répondre présentes, les Montpelliéraines sont clairement dans une dynamique. C’est l’énergie qui va faire que les petites choses vont se mettre en place, que les détails vont compter » éclaircie t-elle plein de jugeote. Elle qui connait le haut niveau va tenter de guider ses Landaises. Championne d’Europe en 2009 avec les Bleues, médaillée d’argent aux Jeux Olympiques de 2012… les citer tous nous amèneraient jusqu’à la rencontre de ce soir. C’est alors avec un autre maillot bleuté qu’elle va haranguer ses troupes. Elle qui envoie si joliment des ballons dans le cercle sera sans aucun doute la plus surveillée ce soir. Outsiders déterminés, les Bleues du Sud Ouest rêvent de brandir leur tout premier trophée. Cependant elles devront se remettre de leurs émotions du champion en titre détrôné, et surprendre encore pour être à jamais les premières. Faner à ce moment là serait une déception, elle doit alors faire le nécessaire pour ne pas le regretter.

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