Eurocup,  Europe

Monaco fait Prince de l’EuroCup

L’AS Monaco est sacrée vainqueur de l’EuroCup en ayant emporté ses deux premiers matchs des finales face à l’UNICS Kazan (89-87, 83-86). Les joueurs de Zvezdan Mitrović sont aux anges après avoir réalisé une campagne européenne parfaite.

Au sommet. Là haut, sur leur Rocher, les Monégasques sont tout puissants. Devant cinq mille supporters de l’UNICS Kazan, l’exploit en paraît bien plus beau. Ils le tiennent leur premier titre. « Enfin ! » après les multiples débâcles en première division et en Ligue des Champions… Ce qui se trame leur paraît bien surréaliste, c’est désormais un monument du basket français. 

Quand le capitaine Dee Bost soulève le trophée argenté, larmes et paillettes tombent sur le parquet russe. Les fans de la Roca Team eux aussi vivent cette scène fantastique chez eux. Entre un canapé, quelques boissons alcoolisées et un fanion à l’effigie de l’AS Monaco, ils ne cessent d’acclamer un « Daghe Munegu ». Cette soirée du 30 avril 2021 se profilerait bien pour être un jour férié en Principauté. Les couleurs du drapeau monégasque flottent dans le ciel du petit bout de territoire. Du rouge comme le coeur des Roca Boys cette saison. Ce coeur si précieux qui aura unifier le bloc défensif. Car oui, Monaco en possède un, et l’a encore démontré ce soir. Entre une défense inébranlable, où les mains du géant Mathias Lessort, du soldat Abdoulaye N’doye ou encore du battant Marcos Knight s’agrippent au tend désiré ballon. Les plans russes n’ont pas aboutis. La bataille du Tsar contre le Prince a donné un vainqueur… il en est Monégasque.

Un Monaco magistral 

Du blanc, comme la pureté que dégagent les carabiniers princiers sur des ballons touchant le plafond des salles, et qui ne font qu’un avec les filets. Les radieuses séquences offensives amenées par le général  Dee Bost, ou le tend bien aimé J.J O’Brien atterrissent dans le cercle d’une vie. Et bien sûr, comment ne pas évoquer la prestation fabuleuse du génial Rob Gray. Tout juste arrivé de Boulogne Levallois, l’ancien des Rockets de Houston flambe par ses prises de décision. Sur les deux matchs, l’homme du mètre quatre vingt cinq culmine à quarante huit points. Tout cela mérite un petit trophée : il repart avec le statut du MVP des finales amplement mérité… Le tout sous l’oeil du maestro Zvezdan Mitrović, qu’il l’a d’ailleurs rouspété pour aller se replacer dans son camp. Le maestro monténégrin a rayonné de sa classe, et a plutôt été sage contrairement à son homologue Drimitris Priftis qui aura frôlé une faute technique pour plusieurs contestations du moins houleuses. Ces gestes ne trompent pas, ils sont révélateurs de la puissance que dégage le collectif. Cet exploit, lui, restera à jamais gravé dans le Rocher, tout comme la grandeur de leur puissance.

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