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Théo Maledon : un destin plutôt bien parti

Installé dans le cinq majeur d’un Thunder rajeuni, Théo Maledon (19 ans, 1,94m) s’est définitivement imposé dans l’Oklahoma. Même si sa franchise est en pleine reconstruction, sa présence est désormais considérable.

Théo Malédon sous le maillot du Thunder (illustration d’Amaury Biancone, dessinateur du magazine)

C’est LA satisfaction française en NBA. Peu sollicité lors des work-out (entraînements) privés avant la draft inédite, Théo Maledon est (seulement) pioché à la 34e place de la cuvée 2020. Lui que certains espéraient dans le Top 15 aura passé une fin de soirée plutôt amère. Récupéré par les Sixers de Philadelphie, il s’envole finalement en direction d’Oklahoma pour signer un contrat de quatre ans pour 7,9 millions de dollars. 

Un temps dans l’ombre de Killian Hayes (placé à la 7e place des picks), il a déjà conquis le coeur des observateurs en réalisant un début de saison très prometteur. Le protégé de Tony Parker est à 8,1 points, 3,1 rebonds et 3,4 passes de moyenne, en 35 matchs… pas si mal pour un rookie sélectionné au second tour.

Une mentalité de champion 

Féru de travail, plein de détermination… le Rouennais a mis tout le monde d’accord. Droit dans ses baskets, sage et discret, le mariage ne semblait pas si évident avec le pays de l’exubérance. Mais ça y est, la NBA lui a dit « oui ». À la méthode d’un certain TP, il avance, mais en silence. Il enchaîne entraînements et séances vidéos pour améliorer son jeu, mais surtout, s’adapte à la méthode américaine. 

Âgé seulement de 19 ans, le jeune meneur montre qu’il sait rebondir. C’est quand même pas anodin de le voir aussi performant aujourd’hui, et ce, malgré les résultats de la draft. « Je n’ai pas besoin de grand chose pour me motiver, mais c’est sûr que cela a été une source supplémentaire. J’ai voulu prouver que ce classement ne reflète pas mon niveau réel » raconte t-il devant la presse.

Adepte des tirs extérieurs, le Normand impressionne ses coéquipiers par son intelligence de jeu et son sang froid. Quand les défenses lui laissent du périmètre, cela fait souvent mouche… quand un coéquipier est isolé, vous pouvez en être sûr qu’il le trouve. Forgé par le jeu européen et les longues épopées en Eurocoupe, son niveau est déjà très honorable.

Jeune et (déjà) conquérant 

Meneur maintenant confirmé, il débute fréquemment les rencontres du Thunder en l’absence de George Hill. Balle à la main, il n’hésite pas à donner les consignes de Mark Daignault. « Il est très stable, très solide, et il est habitué à jouer à un certain rythme, et nous l’encourageons à être plus agressif et à jouer avec plus de peps » stipule son coach, qui lui donne sa totale confiance.

En seulement quelques semaines, il est déjà respecté par les franchises NBA. Les Brooklyn Nets peuvent en témoigner lors de son match parfait en dépit de la défaite de son équipe 125-147. Le petit frenchie était comme chez lui tout près de New-York, prenant feu derrière l’arc pour son record en carrière (5/5 à 3 points, 8/9 au tir, pour 24 points). Depuis, le Normand envoie de beaux ballons fouettés, plongeant tout droit vers l’arceau adverse. 

Mais l’histoire aurait été trop belle si la situation sanitaire le permettait. Sélectionné pour le Rising Star Challenge qui n’a pas eu lieu, Théo Maledon se contente d’une sélection honorifique, qui restera a tout jamais dans son CV… déjà bien rempli. Si il continue sur cette lancée, l’Équipe de France lui ouvrira ses portes pour les Jeux Olympiques de cet été.

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