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Interview – Maxime Roos : « J’ai passé un cap »

Premier match disputé avec l’Équipe de France, début de saison éblouissant avec Boulogne-Levallois… Maxime Roos vit un rêve éveillé. L’ailier de 25 ans évoque sa régularité qui lui permet d’être aussi performant, et se prononce sur le titre du championnat français. Enfin, il se fixe un grand objectif : faire partie du groupe pour les Jeux Olympiques de 2024. – Edwin Rolland

Journaliste : Vous réalisez sans aucun doute le meilleur début de saison de votre carrière. Comment expliquez vous cette régularité ?

Maxime Roos : Le travail au quotidien m’a permis de progresser et d’arriver à ces moments là. Il y a plusieurs facteurs. J’ai gagné en maturité, le changement de coach, et un tout autre type de jeu. Tout cela m’a fait entrer dans un autre rôle. Mon temps de jeu est aussi un peu plus régulier, c’est donc plus facile de peser dans les matchs. C’est un travail qui a été réalisé sur le long terme. Le fait que l’équipe gagne, et que l’on exécute un très bon début de saison permet à des joueurs comme moi de briller.

Votre régularité se traduit aussi par vos grandes performances au tir. En quoi c’était si important pour vous de s’améliorer ?

C’est comme tout. Dans ce domaine, il faut gagner en régularité. Cela faisait partie des objectifs de cette année. Il fallait être plus adroit à chaque match, aussi bien dans les décisions que lors des choix de tirs. Je travaille mon shoot tous les étés, et régulièrement durant la saison. Cela passe surtout au niveau de ma gestuelle, en essayant de garder une bonne courbe à mon shoot. Car de base, mon shoot est assez tordu.

Vous êtes très performants avec Boulogne-Levallois en Jeep Élite, avec un bilan de 10 victoires pour 4 défaites. Quel est l’objectif du club ?

L’objectif du club est d’être dans le haut de tableau, de jouer le Top 4. On joue, nous sommes compétiteurs. Nous avons une grosse équipe. Tous mes coéquipiers sont ambitieux et veulent gagner. Mais on ne va pas se le cacher, le titre est dans la tête de tout le monde.

Comment jugez-vous l’absence du public dans les salles ?

C’est bizarre, et ça nous manque. Il y a une sorte d’excitation en moins apportée généralement par le public, que cela soit à domicile comme à l’extérieur. Les premiers matchs ont été compliqués, cela ressemble à des matchs de pré-saison. On ne va pas dire qu’on s’y habitue, mais nous essayons de trouver des solutions entre nous pour avoir ce petit degré d’excitation en plus. Nous n’avons pas cette interaction que l’on aimerait avoir avec les supporters. Le public n’est pas appelé le 6 ème homme pour rien car il pousse une équipe dans ses retranchements. C’est un période difficile, et on fait avec. C’est toujours mieux de partager ça avec eux, surtout avec notre très bon début de saison.

Ce mercredi, vous affronterez le KK Partizan Belgrade pour valider votre ticket pour les quarts de finale d’EuroCoupe. Comment abordez-vous cette rencontre si importante ?

On a bien commencé avec trois victoires de suite sur les matchs aller, on savait qu’il fallait une victoire pour se qualifier. On a grillé deux cartouches, contre Trente (67-57) et Krasnodar (61-83). Cela sera un match « à la vie, à la mort ». On a pas le choix, il faut gagner car on a encore la chance d’avoir le destin entre les mains. Cela va être un combat sur quarante minutes, la pression va être au maximum. On va devoir réagir.

En février 2019 vous étiez appelé en tant que « simple » partenaire d’entraînement par Vincent Collet. Deux ans plus tard, vous effectuez votre première sélection. Quelle a été votre réaction lorsque vous avez su que vous étiez (re) sélectionné en Équipe de France ?

J’étais très content car cela fait partie des objectifs de cette année. Lorsque j’étais partenaire d’entraînement, j’avais envie de goûter à la première sélection. J’avais loupé la première fenêtre de cette année, et j’étais un peu déçu. Mais je me suis dit qu’il fallait que je montre tout ce que je pouvais pour pouvoir y participer. J’étais pressé de rentrer sur le parquet. Il y a toujours un moment d’émotion lors de la première marseillaise. Porter le maillot de son pays, cela représente énormément, surtout pour moi qui a regardé tous les matchs des Bleus en étant petit. Cela fait vraiment plaisir, et motive encore plus. C’est une récompense, cela montre que j’ai passé un cap.

Qu’est ce que cela fait d’évoluer aux côtés de quelques grands noms comme celui de Thomas Heurtel, présent lors du dernier rassemblement ?

C’est énorme… Je l’ai vu gagner des médailles avec les Bleus. On revient un peu en arrière, et l’on se remémore du chemin parcouru en peu de temps. À 18 ans, j’étais en troisième division régionale avant d’arriver au centre de formation de Levallois. Je suis arrivé un peu sur le tas dans le monde professionnel. Ce sont des choses que je n’aurais même pas imaginé en étant jeune.

Les Jeux Olympiques 2021 de Tokyo arrivent d’ici peu. Malgré la rude concurrence, pensez- vous avoir des chances d’accrocher une place ?

Pour Tokyo, le délai est un peu court. J’ai fait ma première cap, c’est un palier certes… mais il y en a d’autres. L’Équipe de France a un gros réservoir, avec des joueurs très aguerris qui ont prouvé lors des compétitions internationales. Je sais que j’ai un laps de temps pour gagner en maturité, et progresser. Mais clairement, mon objectif est celui des Jeux Olympiques 2024 à Paris.

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