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DOSSIER : Le basketball est-il en danger ?

Suite aux dernières mesures gouvernementales et l’instauration d’un couvre-feu dans plusieurs régions pour lutter contre la propagation de la Covid-19, le monde du sport est fortement impacté. Alors, le basketball est-il en danger ? Comme dans beaucoup d’autres disciplines, la question se pose au sein des instances. Si les clubs professionnels parviennent à s’entendre pour adapter les horaires et décaler les matches, dans le basketball amateur, la situation est plus complexe. Dans cette situation inédite, Dynamic Slashers est parti à la rencontre des acteurs du basket.

  • Faire preuve d’adaptation

Face à la Covid-19, de nombreux clubs amateurs doivent faire preuve d’adaptation. Gaëlle Spadiliero, salariée et joueuse a l’ASTF Basket en Nationale 2 reconnaît que la situation est compliquée.

« Étant salariée du club et joueuse également c’est un peu compliqué puisque le contexte sanitaire m’impacte sur le travail et sur le terrain. Jusqu’à présent on était à peu près épargné par les restrictions. Maintenant il va falloir que l’on fasse preuve d’adaptation, comme beaucoup d’autres clubs. »

  • Faire face à une constante incertitude

Avec le virus, le plus difficile est sans doute la gestion des plannings ainsi que l’organisation des rencontres. L’incertitude est constante et la crainte que les matches soient annulés ou reportés demeure.

Pour Sarah Dessaint, jeune arbitre en pré-nationale, le plus dur c’est l’attente de la décision d’un report ou non d’un match. Cela engendre davantage de stress et peut complètement chambouler le planning du weekend :

« Ce que je trouve compliqué sur ce début de saison c’est l’attente de savoir si oui ou non nous aurons nos matchs, l’annulation d’un match par rapport à la Covid-19 peut être faite le jour même et donc changer nos plans du week-end. Mais je trouve que la communication entre la ligue et nous arbitres est vraiment bien faite, ce qui nous permet de vraiment connaître les raisons du report du match, parce qu’il ne faut pas se le cacher mais le terme d’annulation de match pour cause de Covid-19 peut être très large (nombre de joueur positif, cas contact..). »

En tant que salariée d’un club amateur, Gaëlle Spadiliero doit s’adapter en permanence en fonction de la situation :

« Pour moi c’est l’incertitude ! Préparer des matchs, lancer des invitations pour des rencontres avec le risque que finalement ils soient annulés au dernier moment. Organiser une manifestation avec également le risque qu’au moment venu, elle soit annulée ! Ce n’est pas toujours simple de rester concentré sur le basket et l’objectif sportif au milieu de tous ces changements de dernière minute ! »

  • Permettre aux clubs de garder un côté attractif

Si les clubs amateurs veulent s’en sortir, il faut éviter de jouer à huis clos. Hormis les subventions, les recettes engendrées par la buvette permettent aux clubs de continuer à exister. C’est le constat que fait Inès Benabid, poste 3 au sein du club de Carvin :

« Pour commencer, il faut arrêter les matchs à huis clos. Malgré les subventions, le club ne tourne pas au niveau de la buvette. Et puis jouer à huis clos, c’est énervant ! On aime jouer pour partager. »

  • Gérer le manque d’activité

Pour certaines personnes, le manque d’activité peut être source d’angoisse. C’est notamment le cas de Pauline Poinsignon, arbitre, qui a beaucoup de mal à vivre cette situation :

« Je suis dans le 77, un département touché par les nouvelles mesures mises en place. Je vis très mal cette situation, ne pas siffler et voir du basket, c’est juste invivable. »

  • Eviter une saison blanche

Si la situation pourrait en revanche s’aggraver dans les semaines à venir, le constat est unanime, il faut éviter une saison blanche. Mais chacun l’avoue, continuer dans ces conditions n’est pas gérable. Reste à savoir comment cette saison si particulière se terminera. Affaire à suivre…

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