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Mathilde Grossias : « Je suis fière de mon parcours, je réalise un de mes rêves »

L’épidémie de Covid-19 a freiné beaucoup de clubs de basket dans leur développement. Mathilde Grossias, éducatrice sportive et salariée au sein de la CTC FER-PLE, une CTC regroupant quatre clubs (Ferrière – Pays Les Essarts – Boulogne-La Merlatière – Saint Martin) nous parle de son parcours et de la passion qu’elle a pour son métier.

  • Bonjour Mathilde, comment as-tu vécu cet arrêt brutal dû à la pandémie de coronavirus ?

Mathilde Grossias : « Un vrai choc. Du jour au lendemain, plus rien. Au début, je me suis dit que d’ici 2 semaines nous allions reprendre et les mois passaient et aucun retour dans les salles. J’ai réussi à garder le contact jusqu’à mi juillet avec mes joueuses, à leur donner un suivi sportif mais ce fut très long. C’est comme ci du jour au lendemain je n’avais plus de travail. Bien sûr je travaillais chez moi, j’ai anticipé ma nouvelle saison mais ce n’est pas la même chose que d’habitude. »

  • Quelles sont tes missions principales au sein du club ?

M.G : « L’entraînement de toutes les catégories de U7 a U18 sur le secteur féminin et masculin. J’ai en responsabilité une équipe U18 niveau 1 pour cette saison. À côté, j’intègre la commission technique de la CTC pour apporter de nouvelles idées et avoir un avis professionnel sur le fonctionnement et développer les clubs.

Ce que j’aime le plus c’est la préparation de mes séances. Le fait de toujours inventer des exercices, les tester et les modifier. J’aime bien avoir ce contact avec les jeunes, je partage ma passion tout en leur apprenant de nouvelles choses. Et puis j’adore passer du temps dans les salles de basket, toucher un ballon, prendre des tirs… Ce que je préfère le moins, ça va être les séances où tout ne se passe pas comme prévu, les petits désaccords entre les joueurs, les parents, les dirigeants, les éducateurs. C’est moins cool à gérer mais ça fait partie du métier. »

  • Quel est le plus difficile dans la gestion d’un groupe que ce soit masculin ou féminin ?

M.G : Elle réfléchit longuement… « Je dirais le fait de captiver tout le monde par l’exercice que je peux proposer. Certains préfèrent le tors, d’autres le dribble, certains l’attaque et d’autres la défense… Donc en fonction de ce que je propose, les faire adhérer et faire l’exercice à fond. Ce qui peut être compliqué aussi, faire changer des habitudes (mauvaises habitudes) à des joueurs mais quand on y arrive, ce n’est que du bonheur après ! »

  • Tu as toujours eu envie de travailler dans ce domaine ?

M.G : « Ce métier en particulier je ne sais pas mais j’ai toujours dit à mes proches que je voulais travailler dans le sport et dans le basket plus précisément. Comme tout le monde je me voyais joueuse professionnelle mais ce n’était pas possible. Donc je voulais faire un métier dans le sport. J’ai été freinée par mes parents, je leur ai tenue tête et j’ai réussi, cela fait 4 saisons que j’ai des contrats dans des clubs de basket. Je suis fière de mon parcours et je réalise un de mes rêves. Faire de ma passion mon métier, ce n’est pas donné à tout le monde mais j’ai réussi. »

  • Est-ce plus difficile d’encadrer lorsqu’on est une femme ?

M.G : « Pour le moment je ne vois pas trop de difficultés. Mais je sais qu’il y en a. Pour un homme, être encadré par une femme ce n’est pas toujours évident… C’est la même chose pour des postes à responsabilités, certains ne font pas confiance à une femme. Nous sommes de plus en plus à arriver dans ce milieu donc la confiance va venir. Il faut faire part d’une bonne autorité pour s’en sortir et comme partout il faut faire sa place. »

  • As-tu d’autres passions en dehors du basket-ball ?

M.G : « Des passions aussi forte que le basket, non. Après j’aime bien m’intéresser à tout ce qui est physiologie, les méthodes psychologiques et mentales des sportifs et j’aime bien tous les sports en générale. Après je vis le basket sous 3 formes, j’entraîne, je joue et j’arbitre donc on va dire que je consacre énormément de temps au basket. »

  • Quels sont les objectifs pour la saison prochaine et que peut-on te souhaiter ?

M.G : « Même si j’ai vécu un parcours hasardeux, j’ai eu un peu de réussite et beaucoup d’opportunités. Ce qui fait qu aujourd’hui je suis contente de mon parcours et qu’il ne va pas s’arrêter là.

Pour cette saison, mon premier objectif est de prendre mes repères dans mon nouveau club. Ensuite, sportivement, mon objectif va être d’aller chercher un titre si possible. Et dans l’ensemble, l’objectif que je me fixe, c’est de faire progresser tous les joueurs peu importe leur niveau et leur âge.

Pour finir, on peut me souhaiter de la réussite évidemment, de la joie et de l’épanouissement. »

Propos recueillis par Dimitri VOITURIN

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