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[JEEP ELITE – ITW] : Julian Wright – « L’éducation de ma fille est plus importante que l’équipe pour laquelle je joue ou l’argent que je gagne »

Joueur majeur des Levallois Metropolitans cette saison, Julian Wright (2,03m, 31 ans) a quitté la formation de Freddy Fauthoux juste avant la Leaders Cup pour des raisons qui restent encore floues. En exclusivité pour Dynamic Slashers, il nous explique les raisons de son départ.

Dynamic Slashers : Pouvez-vous nous dire pourquoi vous avez décidé de quitter Levallois avant la fin de la saison ? Vous l’avez expliqué dans la vidéo sur LinkedIn mais vous n’avez pas trouvé de solution avec l’équipe. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Julian Wright : « J’ai décidé de partir parce que le club avait menti et avait dit qu’ils paieraient les frais de scolarité de ma fille. Ils ont sciemment inscrit dans mon contrat une école qui possédait l’une des écoles « internationales » les moins chères de Paris, qui parle presque toutes ses classes de FRANÇAIS (Eurécole à Champ Élysées). Nous l’avons découvert à notre arrivée en septembre. Ma fille est en sixième année et elle pourrait donc apprendre à un bon rythme, tout comme d’autres élèves parlant couramment le français. Son éducation est plus importante que l’équipe pour laquelle je joue ou l’argent que je gagne.

J’ai donc rencontré Jean-Pierre Aubry et Alain Weisz et leur ai dit que je voulais trouver un accord mutuel pour mettre fin à mon contrat parce que la saison n’avait pas encore commencé et que nous pouvons nous séparer. Ils m’ont dit qu’ils s’occuperaient de l’école qui travaille pour ma famille (une école internationale où l’on enseigne l’anglais). Mon agent français, Olivier Mazet, m’a dit que le club s’en occupait et, comme ma fille était inscrite, je pensais que le club paierait tout ce qu’il fallait pour que ma fille aille à l’école. Ce qu’ils ont seulement fait, c’est payer les frais initiaux pour qu’elle commence l’école et pendant 5 mois, l’école a contacté les Metropolitans de Levallois pour obtenir un paiement, tandis que le club évitait leurs tentatives.

En février, l’école dans laquelle ma fille était inscrite a contacté ma femme et lui a dit qu’elle ne recevrait pas de bulletins de notes en raison de frais de scolarité impayés. J’ai rencontré le club et demandé une résiliation mutuelle, le club évitant sciemment de payer pendant 5 mois et Ma fille a besoin d’un bulletin pour montrer qu’elle a passé la sixième année. Je suis donc retourné avec ma famille, qui avait violé l’accord.

Bien que cela ne fût pas écrit sous forme d’addenda, j’ai des preuves avec des messages et des courriels entre le club et moi qui montrent que c’était plus qu’un accord verbal. De plus, rien n’indique que je fasse inscrire ma fille à l’école au contrat; il est donc évident qu’il s’est passé quelque chose lorsque deux parties ont convenu d’une option de rechange pour continuer dans le reste du contrat. Etant donné que le club a décidé de ne pas payer intégralement comme il l’avait prévu, j’ai décidé que le club ne bénéficierait plus de mes services (vente de billets, marketing, etc.). Le président Jean-Pierre Aubry a brandi le contrat devant moi et celui de ma femme (qui était avec moi car mon agent Olivier Mazet ne voulait pas faire partie de cette situation alors qu’il habite à Paris ..) nous narguant savait que l’école dans le contrat ne valait que 10 000 euros et pensait que j’accepterais d’en payer une partie à mon arrivée car ils savaient que l’école ne fonctionnerait pas pour ma fille. L’éthique est quelque chose qui manque à cette entreprise et je mettrai toujours ma famille en premier avant d’être traité comme un esclave. »

D.S : Vous êtes revenu aux États-Unis, quels sont vos projets maintenant que vous ne jouez pas au basket ?

J.W : « Maintenant, je vais me concentrer sur mon métier d’entraîneur de basketball. J’ai déjà une clientèle et il est bon de savoir que je peux aider les jeunes et les adultes au basketball. J’ai beaucoup de connaissances à donner.
(Au passage, j’en profite pour dire que je propose des sessions en ligne et des analyses de films pour que les sportifs français adultes ou leurs parents veuillent que leurs enfants travaillent à des exercices de basket-ball, je peux organiser des séances d’entraînement !)
https://www.adaptbasketball.com/quick-tips-online-sessions
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D.S : Un retour en France est-il possible un jour ?

J.W : « Il y a une chance que je revienne en France et que ce soit en tant que visiteur, explorant le pays. Je suis déçu de ne pas avoir eu l’occasion d’explorer la riche histoire et la culture qui s’y trouvent en raison de problèmes contractuels. »

D.S : Que pensez-vous de la Jeep Elite ? Le niveau est-il plus élevé que les différents championnats dans lesquels vous avez évolué ?

J.W : « J’ai beaucoup de respect pour le championnat de France. Je dirais que c’est l’une des ligues les plus difficiles, car les arbitres laissent les joueurs jouer à l’épreuve et les joueurs nationaux sont talentueux et sportifs. »

D.S : Quels sont vos plus beaux souvenirs de votre passage à Levallois ?

J.W : « Deux de mes souvenirs préférés durant mon court séjour avec les Metropolitans de Levallois ont été notre premier match à domicile devant tous nos fans, en battant les champions en titre (Le Mans). Mon autre souvenir préféré est celui où nous avons vaincu Monaco dans un match à l’extérieur, match que nous perdions de 12 points au milieu du quatrième quart. Nous sommes revenus et avons été jusqu’en prolongation les avons finalement battus. Triste qu’il n’y ait pas plus de souvenirs mais c’est le côté moche de l’industrie du sport. »

Propos recueillis par Dimitri VOITURIN

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