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[INTERVIEW] : Alain De Senne, la voix des parquets – « Les joueurs préfèrent jouer dans une salle chaude avec de l’ambiance plutôt que d’entendre les baskets crisser »

Depuis plus de 20 ans, Alain De Senne, de son vrai nom Éric Le Gars met le feu dans les salles de basket de France. Avec plus de 5000 rencontres à son actif, le speaker Nantais est devenu incontournable lorsqu’il s’agit de mettre l’ambiance. Rencontre avec celui qui fait lever les foules. 

Dynamic Slashers : Bonjour Alain, d’où est venue cette envie de devenir animateur, ambianceur ?

Alain De Senne : « Mon père était chef étoilé sur Nantes. J’ai toujours été bercé par la musique des orchestres (mariages, réceptions de famille). Mon oncle tenait le restaurant de la Baujoire à Nantes. Je traînais dans les coulisses (souvenirs avec Sting en train de régler sa basse). J’ai vécu mon enfance sur les genoux de Polnareff. Soit je partais vers la cuisine et je reprenais le restaurant familial, soit j’embrassais une carrière d’animateur. Le basket est venu bien plus tard. J’avais signé avec le Parc des Expositions de la Réunion. Je suis rentré sur Europe 2 Nantes (concerts extérieurs et autres). En revenant d’un concert à La Réunion avec Zouk Machine, on a vu débarqué Jacques Fouroux et Charles Biétry. On va faire une tournée « Sportacle ». On a fait ça dans une quinzaine de villes, dans toutes les villes du Rugby à 13. Je m’intéressais juste au football, je ne connaissais pas du tout le basketball. »

Dynamic Slashers : Quel est le plus beau souvenir de votre carrière ?

A2SN : « C’est la finale du championnat d’Europe féminin au Mans, car on a gagné contre les Russes. Une ola a duré presque deux quarts-temps. J’ai créé le jingle kalinka pour titiller les Russes. Les Jeux Olympiques de Londres en 2012 où j’étais co-animateur du club France et puis les huitièmes et quarts de finale des Championnats du Monde de handball à Lille. 28000 personnes qui envoient de la puissance, c’est de la folie. »

Dynamic Slashers : Ce soir vous serez à Strasbourg, demain à Pau. L’ambiance est-elle différente d’une salle à une autre, d’une ville à une autre ?

A2SN : « Oui forcément. Quand il n’y avait pas de bandas à Pau c’était différent. Il y avait Gérard Bouscarel dans les années 90. Quand ils m’ont appelé il y a deux ans, ils me disaient : « On aimerait bien que ça vive autrement ». Quand je suis arrivé à Strasbourg, ça s’appelait la Cathédrale. A Pau, on a fait un clapping lumineux sur une idée de Clément Tropres et de Didier Gadou, on est les seuls à le faire. Mon arrivée pique un peu pour les traditionalistes. On met les jingles qui font plaisir à tout le monde pendant le match et c’est génial. La bronca déstabilise l’adversaire et on l’a vu en Coupe d’Europe. »

Dynamic Slashers : Lorsque deux équipes que vous supportez s’affrontent (la semaine dernière lors de Pau – Strasbourg), est-ce plus difficile pour vous de mettre l’ambiance dans la salle ?

A2SN : « Oui au niveau du cœur, c’est difficile. Je voyais Vincent Collet, ça me faisait mal. Quand on m’appelle, c’est pour mettre l’ambiance dans la salle. Mon rôle c’est de chauffer la salle. Les joueurs préfèrent jouer dans une salle chaude avec de l’ambiance plutôt que d’entendre les baskets crisser. Quand j’ai deux clubs face à face, on est animateur et l’intérêt c’est de jouer avec les deux kops. A Pau, il y a McConnell, à Dijon il y a Holston. La JDA peut compter sur Jérémy Leloup, Pau s’appuie sur Digué Diawara. Demain, ça va être un match génial. »

Dynamic Slashers : Un pronostic pour le match de ce soir et celui de demain ?

A2SN : « Ça va être très serré mais Pau dans sa salle, attention ! On a bien vu avec McConnell. Après Holston peut prendre feu. Après difficile de se prononcer mais ça va être très serré. Pour ce soir, ça va se jouer à 4-6 points. Si Strasbourg commence à douter, ça peut se compliquer. »

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